MÉTHODE

Notre méthode — du premier appel à la mise en production

Si vous cherchez à comprendre comment fonctionne un DSI externalisé en pratique — pas en théorie, pas en slide de présentation — cette page vous donne la mécanique réelle. Ce que l'on produit à chaque étape, pourquoi on structure ainsi, et ce qui ne passe pas.

01 · PROCESS

Comment ça fonctionne : le déroulé d'une mission DSI externalisée

Un engagement commence toujours par un échange. Ce qui suit décrit la séquence standard — de la prise de contact à l'état de croisière. Chaque étape a une sortie concrète et un point de décision explicite.

  1. Appel de découverte

    Un premier appel d'environ 45 minutes. L'objectif n'est pas de vendre : c'est de comprendre votre contexte SI, vos douleurs immédiates, vos contraintes opérationnelles. Je vous poserai des questions inconfortables sur l'état réel de vos systèmes, pas sur vos ambitions.

    Sortie. Diagnostic d'opportunité : est-ce que votre problème entre dans le périmètre d'un DSI à temps partagé, ou avez-vous besoin d'autre chose ?

  2. Email de récapitulatif

    Dans les 24 heures après l'appel, vous recevez un email récapitulatif. Pas un compte-rendu générique : une synthèse de ce que j'ai compris de votre situation, les sujets que j'ai notés comme prioritaires, et les zones d'ombre qu'il faudra clarifier.

    Pourquoi. Cela force l'alignement dès le départ. Si ma lecture de votre contexte est fausse, vous le corrigez avant qu'on construise une proposition sur de mauvaises bases.

  3. Cahier des charges

    Je produis le cahier des charges. C'est un document de cadrage qui formalise votre situation SI actuelle, les objectifs de la mission, le périmètre d'intervention, et les critères de succès. Ce n'est pas un document que vous remplissez — c'est un document que je rédige à partir de ce que vous m'avez dit, et que vous validez.

    Sortie. Un document de référence que les deux parties signent implicitement en passant à l'étape suivante.

  4. Proposition et devis

    Sur la base du cahier des charges, je propose un engagement — tier, durée, livrables attendus. Les livrables varient selon le tier choisi (Cadrage, Pilotage, Direction) et la nature de vos chantiers SI actifs.

    Point de décision. Vous choisissez le tier. Ce choix détermine le niveau d'attention hebdomadaire et les livrables inclus dans la mission. Il n'y a pas de bonne ou mauvaise réponse — il y a le niveau qui correspond à ce que vous avez réellement à traiter.

  5. Signature

    Contrat standard. Engagement minimum 12 mois sur les forfaits récurrents. Pas de sous-traitance sans information préalable.

  6. Kickoff

    Session de démarrage structurée : on valide ensemble les priorités du premier trimestre, on installe les outils de pilotage (Kanban partagé), on identifie les interlocuteurs clés côté client. C'est aussi le moment où on clarifie ce qui est dans le scope — et ce qui ne l'est pas.

    Sortie. Feuille de route priorisée pour les 90 premiers jours.

  7. Exécution en mode retainer (Kanban hebdomadaire)

    Le rythme de croisière. Chaque semaine, le Kanban est revu et replanifié. Les sujets avancent, les arbitrages sont posés, les prestataires sont managés, les urgences sont absorbées. Un point hebdomadaire court (30 min) pour aligner sur les priorités de la semaine. Le Kanban est visible en continu — pas de black box entre deux points.

    La pile best-effort

    Un DSI externalisé est souvent traité comme un support IT de proximité. Les demandes ad hoc arrivent : un prestataire qui déraille, un outil qui lâche, une décision technique urgente que personne d'autre ne peut prendre. Ces sujets sont réels et légitimes — mais ils ne font pas partie du retainer si personne ne les a scoped en amont. La pile best-effort, c'est la façon dont je gère ces urgences sans les laisser dévorer le périmètre contractuel. La règle : tout ce qui n'a pas été diagnostiqué ne peut pas être géré comme s'il l'avait été.

  8. Comité de pilotage

    Un point récurrent (cadence selon contrat) avec un deck préparé que je présente. Pas un rapport d'activité — une lecture de l'état réel du SI, des arbitrages posés depuis le dernier COPIL, des risques émergents, et des recommandations pour la période suivante. Le COPIL est le moment de décision stratégique sur les sujets SI — pas juste un status update.

02 · PRINCIPES DE DÉCISION

Ce que je refuse, ce que j'exige, et où je pose la limite

Une méthode n'est pas qu'un processus. C'est aussi un ensemble de positions qui ne bougent pas selon la pression commerciale ou le confort du client. Voici les miennes.

  1. Je refuse de travailler en exécutant pur.

    Un DSI, même externalisé, a une fonction de direction. Cela implique d'être impliqué dans les décisions qui concernent le SI — pas de recevoir des décisions déjà prises et de les mettre en œuvre. Si votre attente est un prestataire qui exécute sans questionner, on ne travaillera pas ensemble. Ce que cela change en pratique : je pose des questions sur les décisions techniques. J'émets des avis contraires quand j'en ai. Je documente les désaccords.

  2. Je refuse de démarrer sans brief.

    Sans contexte formalisé sur votre SI, vos douleurs réelles, et vos contraintes, je ne peux pas produire un travail de qualité. "On verra au fur et à mesure" n'est pas une façon de travailler qui me convient — ni qui vous convient, même si vous ne le savez pas encore. C'est pourquoi le cahier des charges existe. Il n'est pas là pour me protéger légalement. Il est là pour que la mission ait un cap.

  3. Je ne porte pas les façons de faire héritées par inertie.

    Le travail d'un DSI, c'est d'améliorer le SI et la façon dont l'entreprise s'en sert. "On a toujours fait comme ça" n'est pas un argument recevable pour reconduire une pratique. Si un outil est mauvais, je le dis. Si un process est contre-productif, je le documente et je propose mieux. Ce que cela ne signifie pas : je ne débarque pas avec un plan de transformation prémâché.

  4. La vitesse pragmatique n'est pas un raccourci.

    Il y a deux choses distinctes : aller vite parce qu'on choisit délibérément de construire quelque chose qui n'existe pas encore (vitesse pragmatique), et aller vite en sautant des étapes qui existent pour une raison (raccourci). La ligne de partage : je m'adapte à votre contexte, pas aux mauvaises décisions.

  5. La responsabilité du client est documentée.

    Sur certains sujets — une décision que vous prenez contre mon avis, un risque que vous choisissez d'accepter, un périmètre que vous refusez de financer — je produis une note écrite qui trace votre choix et les conséquences que j'en ai anticipées. Ce n'est pas un exercice de protection légale : c'est de la clarté. Dans six mois, quand le sujet revient, on sait qui a décidé quoi et pourquoi.

  6. Quand je me retire.

    Il y a deux situations où je recommande de sortir du modèle DSI externalisé : quand vous avez besoin de plus de contrôle sur le build, et quand les contraintes réglementaires l'imposent. Je n'ai aucun intérêt à vous garder client si un recrutement est la bonne décision. Si c'est votre cas, je vous aide à recruter et je gère la période de transition.

03 · FLOTTE D'AGENTS

La flotte d'agents IA : ce qui tourne en arrière-plan

Il y a une chose inhabituelle dans ce studio : je travaille avec une flotte d'agents IA spécialisés. Ce n'est pas une promesse de productivité. C'est la mécanique qui me permet de produire, à temps partagé, un niveau de rigueur et de couverture que je ne pourrais pas tenir seul. Voici comment ça fonctionne réellement.

Ce que voit le client, ce qui tourne en arrière-plan

Du côté client : un seul interlocuteur. Moi. Je porte la relation, les engagements, et la responsabilité des livrables. Vous ne parlez pas à un agent, vous ne recevez pas d'output brut — vous recevez des livrables que j'ai revus, validés, et signés.

En arrière-plan : une flotte d'agents spécialisés qui prend en charge le travail de fond. Recherche, audits, rédaction de premiers jets, veille, documentation, revue croisée. Les agents travaillent en pipeline — chaque agent a un rôle défini, une sortie attendue, et un point de contrôle humain avant de passer au suivant.

Ce que la flotte ne fait pas encore

L'orchestration autonome. Aujourd'hui, je câble les agents entre eux manuellement — je définis la séquence, je passe les contextes, je récupère les sorties. La flotte ne se pilote pas encore elle-même. C'est un chantier en cours, pas une capacité acquise.

Ce que cela signifie pour vous : rien ne sort sans que je l'aie passé en revue. Ce que cela signifie pour le studio : je passe encore du temps à orchestrer, pas seulement à diriger.

Ce que je m'engage à tenir

  • Chaque livrable est signé par moi avant de vous parvenir. Pas de sortie d'agent livrée directement. Chaque document, recommandation, ou analyse que vous recevez est passé par ma relecture et porte mon engagement.
  • Chaque décision d'architecture ou de scope est prise par moi — après interrogation active des propositions IA. Je ne valide pas passivement. Je contre-interroge, je remets en question les hypothèses, je challenge les options proposées avant de m'engager sur une direction. L'IA brainstorme et propose ; je tranche.
  • Un seul humain est responsable de bout en bout. Pas de répartition de responsabilité entre agents. Si quelque chose part de travers, il y a un interlocuteur identifié — moi.

Stratégie

Analyse de marché, cadrage opportunités, spécifications fonctionnelles.

Architecture

Décisions techniques, ADRs, structure des systèmes.

Front-end

Composants UI, intégration maquettes, accessibilité.

Back-end

APIs, logique métier, schémas de base de données.

Design

Maquettes, identité visuelle, design system.

Recherche

Veille réglementaire, audits documentaires, cartographies préliminaires.

Tests

Critères d'acceptation, tests d'intégration et e2e.

Revue

Contrôle qualité, validation des livrables, conformité aux conventions.